Le Burkina Faso

Le pays, sa population
Religions
La capitale: Ouagadougou
Les arts et la culture
Histoire
Politique

LE PAYS, SA POPULATION
Pays enclavé de 274000 km2 situé au coeur de l'Afrique Occidentale, le Burkina Faso est une terre ensoleillée. Le point le plus proche de l'Atlantique est à plus de 500 km. La capitale, Ouagadougou, compte environ un million d'habitants.
Il fait frontière avec le Mali au Nord, le Niger à l'Est, le Bénin au Sud-Est, le Togo, le Ghana et la Côte d'Ivoire au Sud.

Les réalités économiques:

Avec un produit national brut d'environ 260 dollars par habitant, le Burkina Faso est l'un des pays les plus pauvres du monde. Faute de ressources naturelles, son rythme du développement économique est lent et en déphasage avec le rythme rapide de sa croissance démographique.
Selon le dernier rapport mondial sur le développement humain édité par le PNUD (programme des Nations Unies pour le développement), le Burkina est toujours parmi les derniers du classement en ce qui concerne l'IDH (Indicateur du développement humain). A savoir : 175e sur 177 pays.
Selon les chiffres collectés au titre de cet organisme, l'espérance de vie à la naissance (2002) pour un burkinabè est de 45,20 années, seulement 12,8 % de la population est alphabétisée, le taux de scolarisation approche les 35%, 58% de la population est privée d'accès à un point d'eau aménagé, 34% d'enfants souffrent d'insuffisance pondérale, 81% de la population dispose de moins de 2 dollars par jour, on trouve en moyenne 4 médecins pour 100 000 habitants...
Une société pauvre mais également profondément inégalitaire : les 10% les plus riches du pays consomment 46,3% de la richesse du pays alors que les 10% les plus pauvres : 1,8%.

Trois grands fleuves parcourent le pays : le Mouhoun (à l'ouest), le Nazinon et le Nakambé (qui traversent du nord au sud le centre du pays). Le Burkina Faso est un pays de savane, au relief très plat. Des plateaux de 300 à 400 m en moyenne occupent la majeur partie du territoire. Quelques élévations sont néanmoins perceptibles dont les plus remarquables sont le mont Tenakourou (à l'ouest près de la frontière malienne), qui culmine à 749 m, le pic du Nahouri au sud du pays.

Le Burkina Faso connaît un climat tropical à deux saisons :
une saison sèche de novembre à mai;
une saison pluvieuse de juin à octobre.
La saison sèche comprend une période fraîche de novembre à février et une période chaude de mars à mai.
Le climat Burkinabè est sain, ensoleillé, chaud et sec.

Terre de l'hospitalité
Avec plus de neuf millions d'habitants, le Burkina Faso est des Etats les plus peuplés de l'Afrique de l'Ouest. Sa densité est de 33 habitants au km2.
Cependant la répartition de la population burkinabè est très inégale sur tout le territoire national. Le plateau central est la région la plus peuplée avec par exemple 400 habitants/km2 à Ouagadougou. Vient ensuite la province du Kouritenga (à l'Est) avec 122 habitants/km2. Par contre, de grandes superficies du territoire sont quasiment vides. C'est le cas de la partie Nord où la désertification est assez poussée.


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RELIGIONS
A côté des religions traditionnelles, deux grandes communautés confessionnelles ont une forte présence et cohabitent en parfaite symbiose : le christianisme, qui est aujourd'hui la religion de 25% des burkinabè, et l'islam pratiqué par 30% de la population.
L'étranger aime bien qu'on lui dise "sois le bienvenu", mais préférera surtout qu'on lui dise "prends ça". Ce proverbe bien Burkinabè montre comment ce peuple est empreint d'un sens profond de l'hospitalité.

L'étranger est roi et l'accueil dont on le gratifie est souvent inoubliable.
Le Pays est divisé en provinces.

Une mosaïque de peuples
La population du Burkina Faso est composée d'une soixantaine d'ethnies. La plus nombreuse est l'ethnie Mossi. L'empereur des Mossi (le Moro Naba), dont l'autorité morale est toujours influente, réside à Ouagadougou. On peut citer aussi les ethnies suivantes : Bobo, Peulh, Gourmantché, Bissa, Gourounsi, Senoufo, Turka, Lobi, Dagara, Samo, Marka, Bissa,...
La langue officielle est le français. Une soixantaine de langues nationales sont parlées au Burkina Faso; les plus courantes étant le mooré, le dioula et le fulfuldé (peulh).
Le Burkina est un Etat contitutionnel.

LA CAPITALE: OUAGADOUGOU
A l'exception de quelques documents traitant de l'agriculture ou de l'hygiène, réalisés par des Français sous la colonisation, puis des Burkinabè après l'indépendance, rien ne laissait présager que Ouagadougou deviendrait un des pôles mondiaux des événement internationaux.
Capitale où vivent plus de un million d'âmes, on y trouve de grandes avenues bien ombragées, d'innombrables bâtiments modernes à l'architecture futuriste - grands hôtels, palais de congrès, banques et une forêt classée dotée de lacs et de grands barrages.
Aussi, on voit de belles artères larges, comme des fleuves en crue, parcourues en tous sens et à toute heure par des dizaines de milliers de bolides à deux roues.
Capitale de l'empire mossi à partir de 1441, sous le règne du Moro Naba Niandéfo, Ouagadougou deviendra beaucoup plus tard la capitale du territoire de Haute-Volta, de 1919 à 1932 et de 1947 à 1960, pendant la colonisation française, puis capitale du nouvel état indépendant de Haute-Volta en 1960 rebaptisé Burkina Faso en 1984.
Le centre-ville de Ouagadougou se crée autour du marché central, dans un triangle dont les sommets sont la gare ferroviaire au nord, l'actuelle présidence à l'est, le palais du Moro Naba et la Cathédrale (construite en 1934) au sud.
Un gigantesque Boulevard circulaire la ceinture. Des habitations comme les cités de l'avenir, les cités de la SOCOGIB et les cités An II, An III et An IV sont reparties aux quatre points cardinaux.
Hormis les innombrables jardins de loisirs, aménagés par la municipalité, beaucoup d'autres curiosités existent dans la capitale burkinabè: Le musée National qui vient d'être réorganisé possède de très beaux masques traditionnels des principales ethnies du Burkina et d'importantes collections d'objets artisanaux depuis les instruments de musique jusqu'aux superbes paniers, poteries et outils agricoles encore fabriqués dans toutes les régions du pays.
Les amateurs d'artisanat une fois au Musée national, pourront pousser une pointe jusqu'au Centre de manufacture et de tannage du cuir, qui produit des peaux pyrogravées, ou revenir vers le centre pour aller visiter le Centre national de l'Artisanat d'Art, réputé pour ses sculpteurs et ses artistes de batik.

La production de petits bronzes selon la technique de la cire perdue est une autre activité importante de Ouagadougou. Elle est pratiquée dans les ateliers familiaux qu'on peut aller visiter dans le quartier Niogsin entre le barrage n°02 et la gare ferroviaire. Le principal intérêt de la visite de ces ateliers de Niogsin est de commander un objet quelconque, puis d'assister sur place à l'ensemble du processus de fabrication.

A deux pas du marché central (aujourd'hui malheureusement fermé) près de la place de la Nation, se trouve le Centre Culturel Georges Méliès. On peut y voir de bon vieux classiques du cinéma, assister à des spectacles et notamment y écouter des concerts de jazz.
Un petit saut au quartier Gounghin à l'Ouest de la ville permet d'aller visiter le Centre de Formation Féminine. Là, les femmes ont acquis une réputation pour leurs ouvrages brodés et surtout pour la réalisation de magnifiques tapis de haute laine.
Dans le centre-ville l'on ne peut s'empêcher de remarquer les différents monuments qui ornent les places.


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LES ARTS ET LA CULTURE

L'un des traits caractéristiques du "Pays des Hommes intègres", le Burkina Faso, est incontestablement, l'attachement du pays et de ses fils à la culture africaine.
Ce n'est un hasard si le pays abrite les plus grandes manifestations culturelles du continent, administrant quotidiennement la preuve de l'ambition qu'il nourrit pour l'avenir de l'art africain.
Le Burkina Faso compte plus d'une soixantaine d'ethnies ayant chacune ses valeurs culturelles et son organisation propre. Aussi serait-il prétentieux de réaliser en quelques phrases une étude sur la culture burkinabè.

Dans la société traditionnelle burkinabè, la culture est partie intégrante de la vie quotidienne de l'individu.
Pour pénétrer le secret de la culture dans ces sociétés, il apparaît indispensable, dès lors, de suivre le déroulement des grands événements qui rythment la vie dans nos villages (rituels des initiations, des mariages, des récoltes, des morts, etc.).
Cette culture s'exprime par des éléments importants :
La tradition orale Celle-ci est considérée par la sagesse africaine comme l'un des principaux fondements de la société. Elle apparaît aussi comme une source historique importante. La tradition orale forme une partie essentielle du patrimoine culturel, édifice multi-séculaire.
La musique et la danse Le rythme a une place importante dans la vie de l'Africain. Dans la société traditionnelle, la musique et la danse ne sont pas seulement des divertissements, elles servent à extérioriser les émotions, les sentiments.
Les arts Qu'il s'agisse des arts du spectacle ou des arts plastiques, ils ont toujours revêtu un caractère essentiellement utilitaire. L'objet fabriqué doit servir dans la vie quotidienne. Il exprime et satisfait des besoins matériels et spirituels.
L'artisanat Il se fonde à la fois sur le beau, le sublime et le pratique faisant naître, sous les doigts d'artistes forgés par des générations, des objets qui accompagnent l'individu dans la vie de tous les jours.
Il comprend la vannerie, le tissage, la poterie, la maroquinerie, etc.

HISTOIRE
Une histoire mouvementée
L'histoire du pays a été marquée par l'existence de puissants royaumes à l'Est, au Centre et au Nord du pays : les royaumes mossi de Ouagadougou, Tenkodogo, Yatenga et le royaume du Gourma. A l'Ouest vivaient des sociétés non organisées en Etats centralisés.
Ces différents groupes ethniques ont su préserver leur unité, leur indépendance, et repousser les conquérants soudanais (Empire du Mali, Empire du Songhaï) et les partisans de l'islam. C'est seulement à la fin du XIXe siècle que le territoire de Haute-Volta devint l'enjeu d'une compétition entre les différentes puissances coloniales de l'époque (France, Grande-Bretagne, Allemagne, ...); la mission française Voulet Chanoine entreprit sa conquête à partir de 1896-1897.

Il est intégré à la colonie du Haut-Sénégal-Niger à partir de 1904. Quinze ans après, le pays est détaché de cet ensemble et devient la colonie de Haute-Volta. Nouvel avatar en 1932, la Haute-Volta est démembrée et chaque morceau est intégré administrativement dans les territoires des colonies voisines.
En 1947, la Haute-Volta retrouve ses frontières traditionnelles, mais aussi son nom qu'elle conservera trente-sept ans. Le 11 décembre 1958, la république de Haute-Volta est proclamée. Le 5 août 1960, elle accède à l'indépendance.

La "Terre des hommes intègres"
Le 04 août 1983, le Capitaine Thomas Sankara prend le pouvoir et la Révolution est proclamée. C'est à la célébration du 1er anniversaire de la Révolution le 04 août 1984 que la Haute-Volta devient le Burkina Faso (la "Terre des hommes intègres"); l'hymne national ainsi que la devise et le drapeau vont égalemnt changer.
En 1987, le président Blaise Compaore commence le "Mouvement de la Rectification" qui évoluera vers un "Etat de droit", ouvrant une nouvelle ère de liberté politique et de relance économique.

POLITIQUE
Sur le plan politique, un projet de constitution prévoyant l'institution d'un Etat démocratique et laïc a été adopté par référendum en juin 1991.
En décembre de la même année, le président Blaise Compaore est reconduit dans ses fonctions (pour un septennat) lors de l'élection présidentielle.
L'actuel premier ministre est Paramanga Ernest Yonli. Aux élections législatives de mai 1992, l'Organisation pour la Démocratie Populaire/Mouvement du Travail (ODP/MT) reconverti aujourd'hui au sein du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), avait obtenu la grande majorité des sièges.
En 1997, l'Assemblée des Députés du Peuple est redevenue l'Assemblée nationale, et la devise du pays a changé avec ses armoiries .
Après les élections législatives du 11 mai 1997, sur une quarantaine de partis existant, quatre sont représentés à l'Assemblée nationale: le CDP, le PDP, l'ADF et le RDA.
La constitution du Burkina Faso reconnaît les libertés fondamentales des individus (expression, association,...).

Le Parlement comprend deux chambres :
• l'Assemblée nationale dont les membres sont élus au suffrage universel;
• la Chambre des Représentants ou deuxième chambre, dont les membres sont désignés selon des critères bien précis.
La durée de la législature est de cinq ans. Le président de l'Assemblé Nationale est le M. Maurice Mélégué Traore, depuis juin 1997. La chambre des représentants, qui a un rôle consultatif, comprend 178 membres renouvelés tous les trois ans. Son président Abdoul Kader A. Cisse.
La constitution prévoit aussi des organes de contrôle, instances et organes consultatifs dont les compétences recouvrent les questions à caractère économique, social et culturel d'intérêt national. Il en est ainsi du Médiateur du Faso et du Conseil Economique et Social (CES).
Le Médiateur du Faso est une institution et une autorité indépendante. Il est nommé pour cinq (05) ans non renouvelable par décret du Président du Faso après consultation des diverses autorités. Il est irrévocable et ne reçoit d'instruction d'aucune autorité dans le cadre de ses attributions.
Le Médiateur du Faso est compétent pour connaître des différends qui opposent l'administré, c'est-à-dire une personne physique (particulier) ou une personne morale (association, syndicat, société commerciale, etc.) à l'administration publique ou tout organisme investi d'une mission de service public. Le Médiateur du Faso fait des recommandations à l'organisme mis en cause, s'il estime que la réclamation est justifiée, en vue de trouver un arrangement amiable même si les tribunaux sont saisis de l'affaire. Il peut ainsi inviter l'administration à revoir sa décision. Il peut aussi faire toutes propositions tendant à améliorer le fonctionnement de l'organisme concerné. Le Médiateur du Faso propose aussi des réformes si la réclamation fait apparaître que l'application d'un texte aboutit à des situations injustes.

Le Conseil Economique et Social (CES), est un organe consultatif, appelé à donner son avis sur les projets de loi, d'ordonnances ou de décrets, ou les propositions de loi qui lui sont soumis. En outre, le président du Faso peut consulter le C.E.S. sur tout problème à caractère économique et social. Le C.E.S. peut également, "de sa propre initiative, attirer l'attention du président du Faso sur les réformes qui lui paraissent de nature à favoriser le développement économique et social du pays. Il peut, dans les mêmes conditions, faire connaître au gouvernement son avis sur l'exécution des plans ou des programmes d'action à caractère économique et social".


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