L'école de Ouâda |
Nouvelle école ą Ouāda
Historique
Les travaux
L'inauguration
La bibliothèque scolaire
L’éclairage solaire
Le forage: un accès à l’eau potable
Un prix pour un élève de Ouâda
"Le
savoir est l'unique fortune
que l'on peut
entièrement donner
sans en rien la diminuer."
Amadou Hampâté Bâ
Juillet 2005
NOUVELLE ECOLE à OUADA
ANCIENNE ECOLE RENOVEE
La nouvelle école de Ouâda a été inaugurée le 14 juillet 2005 en présence des autorités scolaires et administratives de la région, d' Eliane Longet, de Mahamoudou Diallo, présidente et coordinateur de l'association Graine de Baobab, d'amis de Ouaga, des élèves, des enseignants, des parents et de la population de Ouâda. Les travaux avaient démarré en janvier 2005 et en 6 mois, l'ensemble a été réalisé.
La nouvelle école est constituée de trois classes, d' un magasin (local pour le stockage des vivres pour les repas de midi des écoliers) et d' un bureau.
La vieille école a été complètement
rénovée
Chaque classe a été équipée de 30 tables-bancs, de bureaux pour les maîtres et d'armoire.
Dans l'ancienne école, le local qui servait à stocker des vivres a été entièrement rénové, il servira de bibliothèque pour l'école.
Nous remercions vivement les partenaires en Suisse
qui nous aidés à réaliser ces travaux:
les enfants de Plan-les-Ouates (la Marche du Baobab),
le canton de Genève (service de la solidarité internationale),
les communes de Plan-les-Ouates, d'Onex et de Lancy, les Services Industriels
de Genève et les membres de l'association Graine de Baobab et divers
donateurs.
UN CHANGEMENT RADICAL
POUR LES ELEVES DE OUADA
Effectif à la rentrée 2005 avec la construction
de la nouvelle école: 401 élèves répartis
en six classes, 2 x 75 élèves, 95 élèves, 2 x
58 élèves et 40 élèves.
Effectif à la rentrée 2004 : 308
élèves répartis en trois classes de 65, 120 et 123 élèves.
107 élèves de plus qui vont à
l’école dans de meilleures conditions, même si les effectifs
restent très chargés.
Conditions d'enseignement à
la rentrée 2004 avant la construction de la nouvelle école:
trois classes et quatre enseignants :
• une classe de 120 élèves de 7 et 8 ans qui travaillent
à l'air libre sous un couvert de paille sans tables ni bancs ;
• une classe de 123 élèves de 9 et 10 ans, avec deux enseignants,
pour un seul local, la moitié des élèves étant assis
par terre car ils n'ont ni tables ni bancs ;
• une classe de 65 élèves de 11 et 12 ans.
Les enfants de 7 ans, par manque de locaux, étaient obligés de
rester à la maison.
LES TRAVAUX
Le 8 janvier 2005, l'implantation du tracé des trois classes a été
réalisé.
Les villageois rassemblent pierres,
sable et fabriquent les briques pour les murs de l'école.
L'association graine de baobab a pu verser en décembre 2004 l'argent
qui a permis le début de ces travaux.
Diverses demandes et actions (dont la marche du baobab)
sont en cours pour pouvoir financer les travaux de ces classes.
Février 2005
Les murs sortent de terre.
Les femmes amènent l'eau sur le chantier pour la fabrication du ciment.
mars 2005
Le bâtiment est presque sous toit
avril
2005
Construction de l'auvent et crépissage du bâtiment
Mai-juin 2005
Pose de la charpente et du toit
Pose des portes et des fenêtres
Finition des sols:
Les différentes salles sont remplies de terre,
après on asperge de l'eau sur cette terre et on la dame pour que cela
soit dur; une fois le sol damé on pose un maillage de fer en grille et
on verse du béton dessus. Le béton doit avoir une épaisseur
de 10 à 15 cm. Enfin on lisse le sol avec du ciment.
Les élèves de l¹école de Ouâda ne sont pas restés
en marge des travaux : ils aident à puiser de l¹eau avec des seaux,
ils ramassent la terre etc.
La population continue de s'investir sur le chantier.
Peinture des murs intérieurs et extérieurs
En plus de la nouvelle école en construction, nous avons aussi entrepris la réfection des classes de l¹ancienne école qui étaient bien délabrées.
L'INAUGURATION
Le matin le ciel s'obscurcit et la pluie tombe.
Entre les deux écoles, une tente est installée, les officiels
prennent place: Les autorités scolaires: inspecteur, conseiller pédagogique
et gestionnaire de la circonscription de l'éducation de base (CEB), les
responsables coutumiers, administratifs et religieux du village, de la commune
et du département.
Les élèves, les enseignants, les parents, la population s'installent autour de la tente.
Place aux discours! Un grand parapluie protège les orateurs.
Un tissu peint à la main qui représente des scènes de la vie quotidienne est remis à la présidente de Graine de Baobab pour chaque classe de Pré-du-Camp.
La population écoute la chanson enregistrée des choristes interprétée par des classes de Pré-du-Camp.
Plantation d'un petit neem (arbre) dans la cour de l'école.
Repas dans une classe de l'ancienne école.
On se quitte, mais ce n'est qu'un au revoir!
L’ECLAIRAGE
SOLAIRE
En janvier 2006, installation du solaire sur le toit de l’école,
trois classes électrifiées…
Dans un village sans électricité, l’éclairage
de 3 classes avec une prise électrique est un progrès certain.
Les enfants et les enseignants peuvent donc aller à l’école
pour travailler le soir et lire. Cela va aider les élèves à
mieux réussir à l’école puisque chez eux c’est
impossible de faire les devoirs par manque d’éclairage. La nuit
tombe vers 18h toute l’année et beaucoup de familles n’ont
pas assez d’argent pour acheter du pétrole pour mettre
dans les lampes.
Des cours d’alphabétisation pour adultes sont organisés
le soir.
LE
FORAGELE : de l’eau potable pour améliorer la santé et l’hygiène
Un forage a été réalisé en juillet 2006 pour les
400 élèves de l’école qui n’avaient pas accès
à l’eau.
Pour se désaltérer,
pendant les récréations ou la pause de midi, les élèves
qui n’habitaient pas trop loin de l’école étaient
obligés de rentrer chez eux, les autres n’avaient rien à
boire sauf s’ils avaient la possibilité d’emmener avec
eux une petite gourde.
Le manque d’eau était particulièrement éprouvant
pour ceux qui font 5 km à pied pour venir à l’école
…
Et qu’en est-il de l’hygiène dans ses conditions ? De
l’entretien du matériel scolaire, du nettoyage des classes ?
Avec un forage près de l’école,
un besoin fondamental sera réalisé : l’accès à
l’eau potable pour les élèves et les enseignants, mais
également pour les familles proches du forage.
C’est un pas dans la réalisation des Objectifs
du Millénaire : réduire de moitié le nombre de
personnes sans accès à l’eau.

L’HYGIENE
ET LA SANTE
Depuis que le forage fonctionne, les enfants ont facilement accès à
l’eau, ce qui n’était pas le cas quand ils devaient aller
chercher l’eau au puits.
Se laver, faire sa lessive
Quand un élève n’est pas propre, les enseignants l’envoient
faire sa toilette, l’enfant prend un seau et va se laver.
Les jours de congé, les élèves peuvent venir à l’école
laver leurs habits.
Boire
Pour la boisson, l’eau du forage est potable, cela protège les
enfants des maladies transmises par l’eau souillée.
Entretenir la classe
La classe est lavée après l’école par des élèves,
ça évite qu’il y ait trop de poussière, et les enfants
toussent moins.
DU MATERIEL POUR FACILITER LA SENSIBILISATION
à L’HYGIENE
Dans chaque classe, il y a une jarre remplie d’eau avec des gobelets qui
permettent aux élèves d’aller boire de l’eau propre
et fraîche.
Les savons de la savonnerie de Ouâda sont utilisés pour le lavage des ustensiles et par les enfants après avoir été aux toilettes.
REMISE D’UN SAVON A
CHAQUE ELEVE
En juillet 2007, à la fête de fin d’année scolaire,
Graine de Baobab a remis un savon provenant de la savonnerie de Ouâda
à chaque élève. Les enseignants ont pu sensibiliser leurs
élèves à l’importance de l’hygiène et
au lavage régulier des mains grâce au forage et au matériel
fournis à l’école par Graine de Baobab (jarres, gobelets
et seaux).
Un message que les enfants vont faire passer à leurs familles.

MARAÎCHAGE :
Le forage permet d’irriguer un jardin de 400 m2. Les élèves
apprécient le jardinage. Chaque classe, à tour de rôle,
est responsable de l’arrosage et les grands élèves travaillent
avec un technicien agricole et leur enseignant.
Les élèves amènent du fumier en venant à l’école.
Récoltes de la première année: 4 planches de concombres,
4 planches de Gombo, 2 planches de légumes qui ont été
utilisés pour les repas de la cantine scolaire.

Un prix
pour un élève de Ouâda
Un élève de Ouâda, Oubda Idrissa, a été le
meilleur élève de la région du Boulgou (plus de 3000 élèves)
pour le certificat de fin d’études primaire. Il est venu tous les
soirs à l’école pour étudier grâce aux panneaux
solaires installés par notre association.
Toutes nos félicitations à Oubda que l’on voit ici en compagnie de ses camarades et des enseignants de l’école.