Le karité

Le karité
Ses propriétés
Fabrication artisanale
Les enjeux économiques

LE KARITE APPELE ARBRE A RAJEUNIR
L'arbre Karité pousse en Afrique de l'Ouest. Il commence à produire des fruits au bout de 20 ans. Il est haut de 15 à 20 mètres.

Ses fruits renferment un noyau qui contient une amande dont est extrait le Beurre de Karité. Pour obtenir le beurre de karité, on utilise l'amande du noyau de son fruit, qui après être séché, torréfié, est écrasé à la meule pour obtenir une bouillie brunâtre qui est ensuite barattée à la main.
Elle se transforme en une pâte jaunâtre qui sera chauffée pour former l'huile de karité qui, en refroidissant, se solidifiera: c'est le beurre de karité.


PROPRIETES DU BEURRE DE KARITE :
acides gras et vitamines A,D,E et F :
·      renouvellement des cellules
·      assouplissement du derme
·      hydratation et régénération de  la peau
·      désinfectant, cicatrisant
·      Prévention allergie au soleil
·      antirides, protection de la peau

Utiliser les fruits de cet arbre lui assure sa sauvegarde, c'est un moyen de lutter contre la désertification, les karités sont en danger, coupés intensivement pour produire des djembés destinés aux touristes!

PROCESSUS DE FABRICATION ARTISANALE DU BEURRE DE KARITE

1. Concassage des amandes avec une pierre.

2. Torréfaction dans une marmite sèche posée sur le feu. Il faut brasser pendant au moins 20 minutes

3. Les amandes de karité concassées sont amenées au moulin pour obtenir une pâte.

4. Barattage de la pâte de karité avec de l’eau.

5. Le beurre flotte à la surface, il est récupéré.

6. Le beurre va être chauffé, les impuretés se déposer au fond. L’huile est filtrée et en refroidissant deviendra du beurre de karité qui sera utilisé pour les soins du corps et pour les savons BAOBAB.

LES ENJEUX ECONOMIQUES

La transformation locale  du karité assure que la valeur ajoutée reste aux mains des femmes : de la cueillette des fruits à la production du beurre et des savons.
Le karité devient une source de profit et un enjeu économique pour les industries occidentales qui achètent massivement les noix de karité qu’ils importent pour en extraire l’huile très recherchée dans les cosmétiques et les chocolats. Conséquence au Burkina : augmentation considérable du prix et rareté du produit. La population n’y a plus accès ni pour la cuisine, ni pour les soins des bébés. Le savon est devenu impayable, alors que c’est une protection contre les maladies. Une fois de plus une matière première, source de travail et de revenu, échappe aux populations du Sud.
La savonnerie de Ouâda, comme toutes les structures locales, n’a pas les moyens d’acheter de grandes quantités de noix au moment de la récolte et la hausse du prix du karité la met dans une situation difficile, car il n’y plus de marge pour les revenus des femmes qui y travaillent.

Mesures prises par Graine de Baobab:
·       Augmentation du prix d’achat des savons en fonction du prix des matières premières.
·       Crédit accordé à la savonnerie pour acheter les noix à la période la plus favorable et les stocker.