Un témoignage

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par Mahamoudou Diallo
coordinateur de l'association Graine de Baobab

Dans ma famille, nous sommes des éleveurs-peul et notre aliment de base est le lait. Avant la construction du barrage la majeur partie des enfants peuls étaient privés de lait et pour cause : les vaches parcouraient des dizaines de kilomètres pour s'abreuver et rentraient très tard dans la nuit trouvant les enfants endormis.

Mais depuis que ce barrage a vu le jour, tous ces problèmes sont mis à l'actif des souvenirs.
L'eau est utilisée pour:
- la confection des briques pour les chantiers du village
- le jardinage qui procure un peu d'argent à la population
De même le barrage permettra de faire de la pêche, de creuser des puits aux alentours où la nappe phréatique est superficielle pour résoudre un tant soit peu le problème d'eau de consommation pendant les saisons sèches.

Aujourd'hui plus que jamais grâce à nos différents partenaires, le village de Ouâda n'aura plus soif.

L'eau, un précieux liquide vital

Il y a 15 à 20 ans, quand j'étais à l'école primaire, Ouâda était invivable à cause de la pénurie d'eau, il n' y avait que deux puits dans tout le village.
Les femmes se levaient à 4h du matin pour faire la queue au puits et remplir leur canari d'eau (bassine en terre de 10 à 11 litres). Il ne se passait pas un jour sans qu'il ait des rixes, chacune tenant coûte que coûte à repartir chez elle avec ce précieux liquide vital.
Les puits tarissaient pendant la saison sèche qui s'étend de février à fin juin, ne laissant que deux fontaines pour plus de 4000 personnes.

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